FAQs

Notes explicatives et mises en garde

SourceLes sources des historiques des attaques sont variées. Certaines proviennent des gouvernements et d’autres d’organisations non gouvernementales. Finalement, certaines ont été obtenues par l’Expert indépendant de l’ONU durant ses visites des pays de la région.
GouvernementL’information gouvernementale sur les attaques a été principalement rapportée par le biais des données fournies à l’Expert indépendant des Nations Unies sur l’exercice des droits de l’homme par les personnes atteintes d’albinisme. Dans d’autres cas, les attaques ont été confirmées indirectement par des agents du gouvernement, particulièrement des agences d’application de la loi qui ordonnent une enquête ou reconnaissent la véracité du rapport devant les médias.
NGOsPlusieurs ONG dans l’ensemble de l’Afrique ont signalé des cas. La majorité des cas signalés sur ce site proviennent d’ONG travaillant œuvrant en particulier dans le domaine des personnes atteintes d’albinisme, partout en Afrique. La grande majorité a signalé des cas par l’entremise de leur organisation partenaire, Under The Same Sun (Sous le même soleil).
MédiasCertains cas ont été signalés par les médias, particulièrement lorsque les noms et les emplacements ont été rapportés en compagnie d’autres éléments permettant de retracer l’information.
Mises en garde :Enjeux importants dont il faut prendre note :
Travail en coursIl est extrêmement difficile de recueillir des données sur ces attaques dans la région africaine. Cela s’avère particulièrement le cas lorsque les organismes de surveillance ont des capacités limitées comme certaines organisations au service des personnes atteintes d’albinisme. De plus, parfois, même les données du gouvernement ne sont pas correctement désagrégées pour permettre une analyse approfondie. En général, une documentation adéquate de ces cas exige davantage de travail, de même que leur suivi et la production de rapports à leur sujet. Au fur et à mesure que nous recevrons des renseignements utiles de sources raisonnablement crédibles et fiables, les données seront mises à jour, révisées et raffinées. Pour soutenir ce travail, veuillez cliquer sur Engagez-vous.
CrédibilitéPlus de 300 cas d’attaques et de violations ont été confirmés par les gouvernements. Tous les autres cas ont été confirmés principalement par les ONG, en particulier les organisations au service des personnes atteintes d’albinisme et les médias.
FiabilitéLes données signalées ici ont été recueillies sur la base de la simple question : est-il raisonnable de se fier à cette information et à sa source ? Une majorité de cas semblent être raisonnablement fiables. Il y a quelques situations où davantage de renseignements sont requis étant donné que l’information fournie paraît incomplète. Toutefois, si la source de tels renseignements est crédible et fiable, ils ont été inclus à titre d’information indicative plutôt que précise.
VérificationTous les cas signalés ne sont pas vérifiés au moyen d’une analyse et d’une vérification croisée exhaustive de l’information. Un seul pays a tenté d’effectuer une vérification croisée de l’information : il s’agit de la Tanzanie. Par conséquent, le gouvernement et les ONG présentaient des conclusions différentes. Le gouvernement ne signalait qu’une cinquantaine de cas. Les ONG en signalaient plus d’une centaine. Pour plus de renseignements au sujet des défis en matière de collecte de données sur ces cas, voir les commentaires sous « Fiabilité » et « Travail en cours ».
Cas signalésCes cas sont uniquement des cas signalés. On croit que bien plus d’atrocités ont été commises, qui n’ont pas été signalées pour plusieurs raisons, notamment les défis de la collecte de données, la faible capacité de surveillance de la société civile, le silence qui entoure souvent les pratiques néfastes liées à la sorcellerie et la participation signalée de membres de la famille. Voir ci-dessous d’autres facteurs à prendre en considération pour l’interprétation.
Erreurs sur le plan de la saisie des donnéesMême si nous avons les noms de la majorité des victimes de ces cas, certaines d’entre elles restent inconnues. De plus, il est possible que de légères divergences sur le plan du signalement, p. ex. la variation du nom d’une victime ou d’un emplacement, puisse avoir causé une double saisie. Cependant, ces cas sont plutôt rares. Finalement, la catégorie de « survivant » qui est ordinairement utilisée pour les survivants de tentatives de meurtres et de mutilations peut également avoir été utilisée pour les victimes d’enlèvement et de viol. Dans ce cas également, les erreurs sont plutôt rares.
Non vérifiée par l’ONULes cas signalés sur ce site NE sont PAS vérifiés par l’ONU. Veuillez toutefois noter que l’Expert indépendant des Nations Unies, qui travaille à titre personnel, a confirmé dans ses rapports qu’il a reçu une confirmation de responsables gouvernementaux concernant un total de 300 cas à la suite de trois visites de pays effectuées entre 2016 et 2017. Ces pays étaient le Malawi, le Mozambique et la Tanzanie.
CatégoriesLes catégories d’attaques sont inspirées approximativement des catégories utilisées dans le droit pénal, ainsi que dans les définitions des dictionnaires.
AttaquesFormes extrêmes de discrimination, y compris l’agression avec l’intention de causer une blessure corporelle grave.
MeurtreL’homicide prémédité illégal d’une personne humaine par une autre.
Pillage de tombeActe de voler la propriété, particulièrement les restes d’une personne atteinte d’albinisme inhumés dans un lieu quelconque ou un cimetière, en utilisant la force ou en menaçant d’utiliser la force.
SurvivantPersonne survivante, principalement une personne qui reste en vie à la suite d’un événement où d’autres personnes sont décédées. En particulier, survivant d’un meurtre, d’une tentative de meurtre et d’une mutilation.
ViolL’acte de forcer une autre personne à avoir une relation sexuelle contre sa volonté.
EnlèvementL’acte d’emmener une personne de force, contre sa volonté. Peut inclure le trafic des personnes. Malheureusement, cela exclut le trafic des parties du corps étant donné qu’il n’y a aucune surveillance systématique ni d’efforts de consignation dans ce domaine en ce qui concerne les personnes atteintes d’albinisme.
ManquanteUne personne que l’on ne peut trouver parce qu’elle n’est pas à l’endroit où l’on s’attend à ce qu’elle soit.
SignalementRécit oral ou écrit de quelque chose qui a été observé ou entendu, d’un geste qui a été posé ou encore d’un événement qui a fait l’objet d’une enquête.
Considérations aux fins d’interprétation
GénéralitésÀ la lumière des mises en garde et des définitions, ces dossiers ne sont pas parfaits. Cela étant dit, ils font état de cas confirmés ainsi que d’autres qui sont fiables à différents degrés. En général, ces cas sont révélateurs de violations extrêmes des droits de l’homme, ainsi que de problèmes sous-jacents dans l’exercice des droits de l’homme par les personnes atteintes d’albinisme dans une région donnée.
Liberté de presseLa mesure dans laquelle ces cas sont signalés peut être affectée par la liberté de presse. Par exemple, durant le pic des attaques en Tanzanie, le pays semblait jouir d’un niveau relativement élevé de liberté de presse. Il y a une corrélation possible entre la liberté de presse et la mesure dans laquelle les cas sont signalés.
SecretLes types d’attaques que subissent les personnes atteintes d’albinisme sont fortement liés aux pratiques néfastes associées à la sorcellerie et à d’autres visions du monde qui opèrent en secret. Cela rend extrêmement difficile de faire le suivi des détails entourant certains cas.
Participation de la familleLa participation de membres de la famille dans certains cas n’est pas inhabituelle et plusieurs cas ont permis de confirmer cette tendance. Il s’agit d’un défi supplémentaire dans la collecte de données et l’enquête sur la vie des personnes atteintes d’albinisme.
PopulationLes personnes atteintes d’albinisme forment un groupe relativement restreint qui, selon le pays, peut aller de quelques milliers à quelques dizaines de milliers de personnes. Une attaque sur l’une d’entre elles provoque généralement la peur parmi les autres personnes atteintes d’albinisme qui sont visibles, car leur lieu de résidence et leurs allées et venues sont souvent bien connus.
Contestations
Remarque concernant la TanzanieLe total des cas signalés par la société civile est bien supérieur à 100. Le gouvernement conteste ce nombre et signale plutôt 55 cas confirmés.